À la suite du concile Vatican II, l’Église a réaffirmé la vocation universelle de la sainteté et réformé le calendrier liturgique en supprimant ou confinant une liste de saints jugés trop légendaires ou trop locaux.
Le paradoxe consiste alors à vouloir éclairer la foi en se défiant d’une certaine piété populaire, créant ainsi une opposition entre dépôt de la foi et merveilleux chrétien.
Les papes Jean-Paul II et François ont depuis lors assoupli les dispositions conciliaires relatives au culte des saints. Les épisodes de suppression, d’interdiction ou de confinement menés contre certains cultes éclairent l’histoire et l’inconscient collectif de notre époque. Ils nous renseignent sur la nature de la sainteté des origines, sur le merveilleux chrétien, sur la continuité entre héritage païen et dévotion chrétienne, sur le modèle monastique et sur la dévotion populaire échappant à la canonisation formelle. La vox populi s’avère souvent plus proche que l’on croit de la vox Dei. Voici donc le dictionnaire raisonné et le calendrier de ces figures tantôt reconnues, tantôt reléguées par le clergé ou les autorités ecclésiales.



